*L’institut Dealroom vient de publier un rapport sur les investissements dans les start-ups du secteur de l’informatique quantique. En légère baisse par rapport à 2021, ils ont donné la part belle au secteur des semi-conducteurs, avec quelques champions français. *
Le financement de l’informatique quantique reste pour l’essentiel l’affaire des Etats et de quelques grands groupes, comme Google, IBM et Microsoft. Au niveau des gouvernements, 17 pays ont investi dans des programmes de recherche et développement nationaux sur les technologies quantiques, pour un montant total estimé à plus de 30 milliards de dollars. La Chine est en tête de ces investissements, suivie par l’Union européenne.
En regard, le capital-risque reste assez marginal. Certes, les investissements dans les startups spécialisées ont connu une forte croissance ces dernières années, mais ils plafonnent : 1,6 milliard de dollars en 2021, 1,3 milliard de dollars en 2022. La majeure partie de ces fonds ont été alloués aux ordinateurs et processeurs quantiques, aux logiciels d’informatique quantique et à la cryptographie quantique.
Le potentiel de croissance reste important, avec plus de deux tiers des startups créées au cours des cinq dernières années. Malgré une conjoncture morose, les investissements pourraient atteindre de nouveaux sommets en 2023 : près de 800 millions de dollars ont été levés par des start-up en janvier et en février.
Côté français, dix start-ups font partie du panorama mis en avant par Dealroom. Parmi ces dernières, le secteur des semi-conducteurs s’impose nettement, tout comme à l’échelle mondiale. On pourra par exemple citer Alice&Bob, fondée en 2020 et qui propose des qubits auto-correctifs; Pasqal qui est parvenu à lever 100 millions d’euros en janvier dernier, ou encore Quandela.
Le rapport de Dealroom peut être consulté ici.
M. de R.
Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_5913c2b29a5f45138bbfc1c764afea22